Je n’ai jamais imaginé l’entreprise libérée comme une entreprise non structurée, et en lisant cet article j’ai l’impression que c’est ce qu’imagine l’auteur.
Pour avoir travaillé dans des entreprises où les remontées des collaborateurs étaient laissées pour compte, mais où les salutations et les sourires des managers et N+2 existaient, je ne peux qu’être pro-entreprise-libérée.
Pour moi, il est question d’écouter ses collaborateurs qui en effet, sont proches des clients et qui ont des retours directs de ces derniers.
Si dans les entreprises où j’ai travaillées, ces retours et les propositions faîtes par les collaborateurs (N-1, N-2), avaient été pris en compte, ces entreprises aujourd’hui ne seraient pas dans de telles positions économiques.
Il s’agit selon moi d’écouter et de faire les collaborateurs les plus proches de l’action et les collaborateurs décisionnels travailler ensemble.
Quand des collaborateurs N-1 (quand je N-X, je fais référence à ceux qui sont les moins bien payés donc les plus facilement remplaçables, au sens des Boss), proposent des choses, qu’il leur soit donnée l’opportunité de les étudier avec les équipes chargées du développement de l’entreprise/de son innovation.
Et pour moi, toujours de façon structurée, l’entreprise libérée c’est ça !
Car l’entreprise actuelle c’est :
– moi le PDG, j’ai une vue sur les chiffres
– moi le DG, je connais bien mes salariés et mes clients (lol) … sans écouter mes petits salariés qui me disent que les clients ne veulent plus de ces produits à chier tjrs en vente
– en plus, moi autre boss, je sais très bien qu’on achète bien ce qu’il faut/ce que les clients aiment … sans blagues ! certains produits dans le magasin y sont depuis des années et sont invendables, et les clients nous posent des questions !
– moi le manager, je sais très bien faire appliquer la stratégie non réaliste ni efficace de mes N+1, +2, +3, +…
– et nécessairement après avoir eu au départ des salariés motivés, ils se transforment en “moi rien à foutre ! je ne vais pas me forcer à faire du bien aux clientx, ni remonter quoi que ce soit aux BOSS puisque de toutes façons ils s’en foutent !!!”
Et ça, tjrs dans le respect, le sourire et la bonne humeur des N+X aux N-X et réciproquement, même si les N-X sont dégoûtés !
Alors, ok la 1ere video semble présenter l’entreprise libérée comme une entité non structurée, qui ne peut que conduire à la faillite/anarchie, mais franchement, tirer des idées, et se remettre en question soi, et les entreprises habituelles, c’est trop difficile ???
Je ne crois pas…
De plus, j’ai pu voir des exemples tels celui de l’entreprise POULT et elle ne m’a pas l’air anarchique.
C’est bien que “entreprise libérée” et “entreprise structurée” peuvent très bien se marier !
Il faut juste adapter la souplesse et la vivacité de l’environnement économique à sa propre entreprise, en tenant compte de ses activités et de ses concurrents, etc.